Afrique 1960, un continent en marche vers son indépendance


Une émancipation inéluctable
Des enfants algériens fêtent l'indépendance de l'Algérie en 1962 - (Marc Riboud - Wikicommons)

Une émancipation inéluctable

Plus que tout autre continent, l’Afrique, aux terres si riches en minerais et matières premières, fut la proie des colonisateurs. Proche des empires européens, elle fut conquise par les Anglais, les Hollandais, les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Portugais, les Belges et les Français. À l’exception de l’Ethiopie, seul État toujours souverain, hormis une brève incursion italienne au XXème siècle par Mussolini, aucune région n’échappa à la conquête. 

Les occupations furent plus ou moins sévères, les États occidentaux plus ou moins exploiteurs, mais tous pratiquèrent, à des degrés divers, la traite négrière, les Africains étant le plus souvent à peine mieux considérés que du bétail. 

La France et la Grande-Bretagne furent les principales puissances colonisatrices, mais avec des approches différentes de traitement des populations locales : avec condescendance par les Anglais, avec mépris par les Français, même après la révolution française, où les nouveaux républicains voulurent par la force, imposer leurs valeurs dites « universelles ». Des hommes et des femmes arrachées à leur terre furent même exhibés dans des zoos humains, un peu partout à travers l’Europe. 

À Bandung en 1955, l'Indien Nehru, l'Indonésien Sukarno et l'Égyptien Nasser sonnèrent le glas des Empires. Côté francophone (France et Belgique), la décolonisation fut le plus souvent violente, laissant des traces irrémédiables dans les nouveaux pays émergents, aux contours souvent très artificiels, imposés là encore, par les anciens conquérants. 

Sylvie Braibant 

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Ajouté le 25/12/2009 par TV5 - 1 réaction(s)

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Il était une fois... les indépendances de 1960 - Nouakchott sort des sables


Nouakchott 1960


En 1960, Nouakchott n'est qu'une petite ville de quelques milliers d'habitants. Et pour cause: la décision d'en faire la capitale du nouvel Etat indépendant n'est intervenue que quatre années plus tôt.

Quand la Mauritanie fête son indépendance, le 28 novembre 1960, Nouakchott est une capitale inachevée. Avec ses coupoles qui lui donnent une allure de palais oriental, la première mosquée trône, immaculée, au milieu du désert. Une étendue de sable et de broussailles la sépare du Ksar. C’est le plus vieux quartier de Nouakchott : un bourg provincial d’un millier d’habitants, à l’époque. Quatre ans plus tôt, le conseil de gouvernement mauritanien a décidé de construire une capitale pour le futur État, pour l'heure encore dépendant de l’administration coloniale de Saint-Louis (Sénégal). Mais où placer la future ville ?

Isolé comme "un îlot perdu en mer"

Avec 1 million de km2, le territoire mauritanien offre autant de possibilités. À équidistance des extrémités nord et sud du pays, à 5 km de l’Atlantique, le site de Nouakchott est finalement retenu. Dans ses pérégrinations, l’aviateur français Antoine de Saint-Exupéry a fait escale dans ce petit poste militaire : il est « aussi isolé de toute vie qu’un îlot perdu en mer », notera-t-il en 1939 dans Terre des hommes. Une fois le site choisi, le plan de l’urbaniste Lainville est retenu. Rues larges, angles droits, béton, pas de trottoirs, bâtiments administratifs style Le Corbusier : la ville, qui commence à sortir des sables en 1958, est « réalisée à l’économie, bâclée, mais tout au moins conforme à la mode du temps », souligne le géographe Jean-Robert Pitte dans Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Bâti pour quelques milliers d’habitants, l’ancien petit bourg provincial en compte 1 million cinquante ans après l’indépendance.

Marianne Meunier

Source: jeune afrique


1966
Vendredi 1 Janvier 2010 - 16:24

Le 01-01-2010 à 17:50:11 par Jeune Afrique

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