«Fiasco total pour les promoteurs de la grève», dixit le ministre de l'Enseignement secondaire et supérieur



«Fiasco total pour les promoteurs de la grève», dixit le ministre de l'Enseignement secondaire et supérieur

M. Ahmed Ould Bahia, ministre de l'enseignement secondaire et supérieur, a souligné que la raison réelle de la grève à laquelle a appelé le syndicat indépendant des professeurs du secondaire "n'a pas de rapport avec les indemnités.


Sans doute, ses racines sont très loin des préoccupations de l'enseignant, de l'éducation et de l'enseignement, ce qui a conduit une majorité écrasante de professeurs à ignorer l'appel lancé par les syndicats en faveur de la grève.
Cette majorité s'en est tenu à son devoir pédagogique envers les élèves.
C'est ainsi que le taux de présence au niveau national a dépassé les 70% le premier jour et évolué crescendo pour arriver à un taux d'environs 90%.
Le ministre a, dans un mot prononcé mercredi à Nouakchott et adressé à la famille pédagogique et à l'opinion publique nationale, dit que si nous prenons la zone de Nouakchott comme exemple, nous constatons que le taux d'absence n'est pas très différent du taux d'absence quotidienne normale dans les établissements d'enseignement.
De même, poursuit-il, toute grève constitue une occasion pour certains de règler des comptes politiques étroits ou ceux consécutifs aux affectations et promotions pour prendre part à tout ce qui est de nature à perturber le fonctionnement normal de l'action pédagogique et ce, en dépit de la transparence des motivations à l'origine des affectations et des promotions cette année.
M. Ahmed Ould Bahia a précisé que l'analyse objective de ce qui s'est produit les 15, 16 et 17 mars 2010 met en exergue le fiasco total des promoteurs de la grève et le net succès de l'enseignant professionnel".
Il a exprimé à cette occasion sa considération "aux enseignants du secondaire pour leur position honorable au cours de cette période qui refuse la grève".
Et de relever que le secteur a commencé une période de réforme basée sur des mécanismes de concertation et de dialogue avec tous ceux qui sont concernés par l'éducation: syndicats, enseignants, parents d'élèves, élèves etc. visant à améliorer l'action pédagogique et à restaurer la crédibilité et la confiance et qui atteindra son apogée avec l'organisation de journées de reflexion et de concertation sur l'enseignement et la formation que le président de la république a annoncées dans son dernier discours devant les populations de Arafat.
C'est ainsi que le président a invité tous les acteurs politiques syndicaux, professeurs, étudiants et parents d'élèves ainsi que les représentants de la société civile et toutes les personnes intéressées par l'action pédagogique à prendre part à ces journées que le gouvernement, sous la supervision du premier ministre, Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, s'atelle à préparer judicieusement".
Le ministre a noté que ces concertations visent à construire, sur de nouvelles bases saines, notre système pédagogique de manière à garantir la formation d'un citoyen apte à faire face aux défis du développement, ce qui requiert un niveau minimum de compétence et de capacité d'analyse".
Il a souligné que "notre pays a connu un mouvement réel visant à édifier l'Etat des institutions, la justice sociale et ce, depuis le succès électoral éclatant du président de la république, monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz en 2009.
C'est ainsi dit-il, que la lutte contre la gabegie a été menée; la crédibilité de l'Etat restaurée; des routes ont été construites; les hôpitaux dotés d'équipements modernes; la problématique des quartiers précaires réglée etc. et tout celà en un temps record".
M. Ould Bahia a fait remarquer que "l'amélioration des conditions des fonctionnaires de l'Etat a été réalisée à travers les augmentations consistantes des indemnités ce qui est une preuve indubitable de l'intérêt que porte le président de la république aux conditions de vie des citoyens en particulier ceux du secteur de l'enseignement. Ces mesures constituent un 1er pas dans le processus que l'Etat a décidé, seul hors de toute pression pour relever le niveau de tous les mauritaniens en général".
Le ministre de l'enseignement secondaire et supérieur a affirmé qu'"en raison de l'importance particulière que le président de la république voue à l'enseignement et à la formation, les responsables de ce secteur planchent pour entrevoir les solutions adaptées aux problèmes dont il souffre notamment en matière de ressources humaines".
Il a indiqué que l'on s'attendait à ce que les syndicats jouent un rôle majeur dans le mouvement de réforme qui répond, au demeurant, à ses objectifs déclarés, mais, malheureusement, les considérations étroites ont pris le dessus sur la déontologie professionnelle et syndicale chez certains. Et leurs réactions aux mesures d'amélioration en faveur de tous les fonctionnaires et agents de l'Etat (allocations logement et augmentation de l'indemnité de transport) ont déçu, à tout point de vue, les espoirs qui étaient fondés sur eux.
M. Ahmed Ould Bahia, a mis en exergue la position de la coordination nationale des syndicats de l'enseignement secondaire contre la grève ajoutant que les ressources de l'Etat ont été rationalisées éliminant toutes les manifestations d'injustice et de gabegie. Les allocations destinées à la maintenance des véhicules de l'Etat et qui bénéficiaient aux responsables depuis le chef de service en remontant la hiérarchie ont été généralisées à tous les fonctionnaires y compris les enseignants du secondaire.
Les mesures ne se sont pas limitées aux nouvelles indemnités mais encore il a été décidé de créer une société de transport public et l'indemnité logement a été réévaluée.
Le taux des bénéficiaires du logement ne dépassait pas 5% dans le secteur de l'enseignement en l'absence totale de toute forme d'équité. L'Etat a décidé de se désengager de louer à ses fonctionnaires et leur a accordé des indemnités substantielles de non logement.
Le ministre a réaffirmé que la plus grande preuve de l'importance du volume de cette augmentation c'est le contenu du communiqué du syndicat indépendant des professeurs du secondaire qui a appelé à la grève et qui dit: que "le professeur à l'indice 1070 qui avait une indemnité de logement de 8000 UM a désormais 20420 soit une augmentation de 12120 UM!"
M. Ould Bahia a conclu en disant que cela dénote du peu d'intérêt que les promoteurs de la grève accordent à leurs collègues sinon de l'absence de justification objective pour cette grève voire de l'incapacité dans l'appréhension de la langue des chiffres car 12120 UM représente une augmentation de plus de 150% de l'indemnité que le professeur percevait".

AMI


Ajouté le 11/03/2010 par AMI 17-03-2010 19:12:36 - 0 réaction(s)

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