Burkina : Luc-Adolphe Tiao, ambassadeur à Paris, nommé Premier ministre

 

 

 

Burkina : Luc-Adolphe Tiao, ambassadeur à Paris, nommé Premier ministre

 

 

 

OUAGADOUGOU - L'ambassadeur du Burkina Faso à Paris, Luc-Adolphe Tiao, a été nommé lundi soir par décret Premier ministre en remplacement de Tertius Zongo, limogé vendredi à la suite de mouvements de contestation dans tout le pays, en particulier de soldats.

Ce journaliste de formation, âgé de 56 ans, ancien directeur du quotidien d'Etat Sidwaya et président du Conseil supérieur de la communication, n'avait jamais occupé de poste ministériel auparavant.

Il va être chargé de former un nouveau gouvernement qui devra tenter de mettre un terme aux divers mouvements de contestation, souvent violents, notamment de soldats et de jeunes, qui touchent le Burkina Faso depuis deux mois.

Le président Blaise Compaoré avait dissout vendredi le gouvernement de M. Zongo au lendemain de nouvelles mutineries de soldats au sein de sa propre garde présidentielle. Il avait également remplacé les principaux chefs de l'armée et instauré un couvre-feu.

Autant de mesures qui n'ont jusqu'alors pas réussi à faire baisser la tension, le pays ayant été depuis touché par de nouvelles mutineries et manifestations violentes.

 

 

(©AFP / 19 avril 2011 00h22)


 


Ajouté le 17/04/2011 par (©AFP / 19 avril 2011 00h22) - 1 réaction(s)

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Nouveau Premier ministre au Burkina pour freiner la contestation

Le président burkinabè Blaise Compaoré a nommé lundi au poste Premier ministre un diplomate pour tenter de freiner les révoltes. Lundi, une manifestation violente a eu lieu dans l'Ouest alors que la mutinerie militaire s'est étendue à quatre villes après Ouagadougou.

L'ambassadeur burkinabè à Paris, Luc-Adolphe Tiao, remplace Tertius Zongo, dont le gouvernement avait été dissout le 15 avril au lendemain de nouvelles mutineries de soldats au sein de la garde présidentielle.

Sa nomination a été annoncée quelques heures après une manifestation d'étudiants qui a dégénéré à Koudougou. Les jeunes ont notamment incendié le siège du Congrès pour la démocratie et le développement (CDP, au pouvoir) et une résidence de l'ex-Premier ministre.

Koudougou est la ville d'où est partie la contestation, après la mort d'un élève le 20 février lors d'une manifestation. Ses proches accusent la police d'être à l'origine de sa mort. Selon les autorités, il est décédé d'une méningite.

Auparavant, une nouvelle mutinerie avait secoué Kaya, où des militaires sont descendus pendant plusieurs heures dans les rues, tirant en l'air. Les tirs ont cessé, faute de munitions. Le domicile du chef du corps du régiment de Commandement d'appui et de soutien (CAS) a été incendié, celui du commandant de la 1ère région militaire saccagé.

La vie à Ouagadougou, un temps transformée en ville morte à cause des mutins, a cependant repris son cours normal.

Le régime du président burkinabè est confronté depuis février à plusieurs mouvements de contestation des jeunes, des magistrats, des commerçants et des soldats. Le 8 avril, des dizaines de milliers de personnes avaient protesté pacifiquement contre son pouvoir, en dénonçant également des conditions de vie de plus en plus difficiles.

M. Compaoré a été réélu quatre fois avec plus de 80% des voix depuis son arrivée au pouvoir en 1987 par un coup d'Etat.

(ats / 19 avril 2011 03:35)

Le 19-04-2011 à 04:02:18 par OCVIDH Nouvelles

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