
- Obama refuse la publication de photos de la dépouille de Ben Laden
WASHINGTON - Le président Barack Obama refuse la publication de photos de la dépouille d'Oussama ben Laden car elles constitueraient un risque pour la sécurité nationale et pourraient être utilisées à des fins de propagande, a indiqué mercredi le porte-parole de la Maison Blanche.
(©AFP / 04 mai 2011 20h31)
Obama refuse la publication de photos de la dépouille de Ben Laden
WASHINGTON - Barack Obama refuse la publication de photos de la dépouille d'Oussama ben Laden car elles constitueraient un risque pour la sécurité nationale et pourraient être utilisées à des fins de propagande, a déclaré mercredi le président américain à la télévision CBS.
Nous avons discuté cela en interne, et souvenez-vous que nous sommes absolument certains que c'était lui. Il y a eu des prélèvements et des analyses ADN. Donc il n'y a aucun doute sur le fait que nous avons tué Oussama ben Laden, a affirmé M. Obama, selon le site internet de la chaîne.
Il est très important d'empêcher de laisser des preuves photographiques dans la nature comme un outil d'incitation (à la violence) ou de propagande. Ce n'est pas dans notre genre. Nous n'arborons pas ce genre de choses comme des trophées, a ajouté M. Obama, selon la chaîne qui diffusera l'entretien en intégralité dimanche dans l'émission 60 minutes.
Etant donné la nature violente de la photo, (sa publication) créerait un risque pour la sécurité nationale, a encore dit M. Obama selon CBS.
Au même moment, le porte-parole de M. Obama, Jay Carney, a cité lors de son point de presse quotidien un autre extrait de l'entretien de M. Obama à CBS, mais que la chaîne n'avait pas publié sur son site internet mercredi en milieu de journée.
Il n'y a aucun doute sur le fait que Ben Laden est mort. Il n'y a certainement pas de doutes parmi les membres d'Al-Qaïda sur sa mort. Et donc nous ne pensons pas qu'une photographie en soi fasse quelque différence que ce soit, a dit M. Obama selon M. Carney.
Ce n'est pas dans nos intérêts de sécurité nationale de permettre (la publication) de ces images, pour qu'elles deviennent comme dans le passé des icônes servant à mobiliser contre les Etats-Unis, a ensuite ajouté M. Carney, en parlant en son nom propre.
(©AFP / 04 mai 2011 22h06)
Ajouté le 01/05/2011 par (©AFP / 04 mai 2011 20h31) - 1 réaction(s)



Ben Laden : le nom de code Geronimo offense les Indiens d'Amérique
WASHINGTON - L'utilisation du nom du chef Apache Geronimo comme nom de code de l'opération militaire américaine au cours de laquelle Oussama ben Laden a été éliminé soulève les protestations de plusieurs représentants des communautés indiennes aux Etats-Unis.
L'utilisation déplacée d'icônes de la culture indienne est trop répandue dans notre société. Ses conséquences sur l'esprit des enfants indiens et non-indiens est dévastatrice, a déploré la conseillère en chef du Comité aux affaires indiennes du Sénat, Loretta Tuell.
Ce sont par les mots Geronimo-E KIA, une contraction de Geronimo Enemy Killed in Action (Ennemi tué au combat), que la Maison Blanche a été avertie dimanche de l'issue de la mission par le commando des forces spéciales de la Marine américaine.
Le Comité des affaires indiennes du Sénat va saisir l'occasion de la tenue d'une audition au Congrès jeudi pour dénoncer l'association entre le nom de Geronimo, l'un des plus grands héros amérindiens, et le plus haï des ennemis des Etats-Unis, a indiqué Mme Tuell dans une déclaration transmise mercredi à l'AFP.
Dans une lettre au président Barack Obama, la tribu apache de Fort Sill, où est mort Geronimo, s'est dite blessée par le choix de ce nom de code. Comparer Geronimo (...) à Oussama Ben Laden, un terroriste lâche qui a tué des milliers de gens, est blessant pour notre tribu et pour tous les Amérindiens.
Au contraire, affirme encore la tribu apache d'Oklahoma, le chef indien est peut-être l'un des plus grands symboles de la résistance amérindienne dans l'histoire des Etats-Unis.
Nous sommes sûrs que le choix du nom de Geronimo comme nom de code (...) était fondé sur une mauvaise compréhension des perspectives historiques, ajoute la lettre.
De la même façon, le Congrès national des Indiens américains (NCAI), la plus grande organisation représentant les premiers habitants du continent, s'est élevée contre l'emprunt du nom du célèbre chef Apache.
Associer un guerrier indien à Ben Laden n'est pas un reflet juste de l'histoire et cela minimise le sacrifice des Amérindiens engagés dans nos troupes, a protesté dans un communiqué Jefferson Keel, président du NCAI. Il a rappelé que 77 Amérindiens étaient morts au combat et 400 avaient été blessés en Irak et en Afghanistan depuis 2001.
Dans la publication amérindienne nativetimes.com, des anciens combattants amérindiens se scandalisaient de la comparaison entre le terroriste et le chef indien: c'est la chose la plus raciste qu'il nous soit jamais arrivée. Cela nous place dans la même catégorie que les terroristes les plus recherchés du monde. Ils nous ont utilisés pour servir et mourir pour le pays et ils nous affublent d'une telle étiquette !, a protesté l'ancien combattant Lloyd Goings.
Chef légendaire de la rébellion apache au XIXe siècle, Geronimo (1829-1909) était considéré comme un stratège de guérilla hors pair et a été détenu comme prisonnier de guerre pendant 20 ans.
Ses restes sont censés être détenus aujourd'hui par une société secrète de l'université Yale, l'Ordre des Crânes et des Os.
En 2009, ses descendants en ont demandé la restitution en déposant une plainte devant la justice, qui a été jugée irrecevable en 2010.
(©AFP / 04 mai 2011 21h46)
Le 05-05-2011 à 00:50:24 par OCVIDH Nouvelles