
ALERTE - Sénégal : la police disperse une manifestation de milliers d'opposants

DAKAR - La police anti-émeutes sénégalaise a dispersé mardi soir à Dakar un rassemblement de milliers d'opposants à coups de gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Peu avant la dispersion, les esprits de jeunes s'étaient échauffés et ils semblaient vouloir en découdre avec les forces de sécurité situées à environ 300 mètres du lieu principal de ce rassemblement contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.
(©AFP / 31 janvier 2012 20h45)
Ajouté le 29/01/2012 par (©AFP / 31 janvier 2012 20h45) - 4 réaction(s)



Sénégal : la police disperse une manifestation de milliers d'opposants
DAKAR - La police anti-émeutes sénégalaise a dispersé mardi soir à Dakar un rassemblement de milliers d'opposants à coups de gaz lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Peu avant la dispersion, les esprits de jeunes s'étaient échauffés et semblaient vouloir en découdre avec les forces de sécurité situées à environ 300 mètres du lieu principal du rassemblement, organisé contre la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.
Une journaliste de l'AFP a vu une femme blessée à la jambe.
Les policiers ont investi la Place de l'Obélisque, jonchée de cailloux, après la dispersion, mais plusieurs d'entre eux se sont engagés dans les ruelles qui la borde pour poursuivre des manifestants. La journaliste de l'AFP a vu des pneux enflammés dans ces ruelles.
Des véhicules pick-up chargés de policiers circulaient pour disperser de petits groupes de jeunes à coups de gaz lacrymogènes. La circulation n'a cependant pas été interrompue autour de la place.
Un des leaders du Mouvement du 23 juin (M23, opposition politique et société civile), Moustapha Niasse, ex-Premier ministre de M. Wade devenu opposant et lui-même candidat à la présidentiele, était encore là au moment de la dispersion. Il a dû se réfugier dans une maison pour échapper au gaz lacrymogène.
Le M23 avait appelé à ce rassemblement - un moment interdit - pour exiger le retrait de la candidature d'Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, dont la validité a été confirmée dimanche par le Conseil constitutionnel. Ce mouvement juge cette candidature anticonstitutionnelle.
(©AFP / 31 janvier 2012 21h07)
Le 31-01-2012 à 21:19:50 par AFP
Sénégal : plusieurs milliers de manifestants à Dakar contre Wade
Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mardi à Dakar pour contester la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle de février. La police anti-émeutes sénégalaise les a dispersées à coups de gaz lacrymogènes.
Ce rassemblement de l'opposition et de la société civile, regroupées au sein du Mouvement du 23 juin (M23), a été autorisé à la dernière minute par les autorités et faisait craindre de nouveaux dérapages après des violences qui ont déjà fait trois morts en trois jours.
Le M23 a appelé à cette manifestation pour exiger le retrait de la candidature d'Abdoulaye Wade, 85 ans, dont 12 au pouvoir. Candidature dont la validité a été confirmée dimanche par le Conseil constitutionnel.
Les opposants réunis sur la Place de l'Obélisque, grande esplanade de Dakar, portaient diverses banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "La Constitution n'est pas un brouillon", "Wade dégage", ou encore, en référence aux cinq "sages" du Conseil constitutionnel: "Cinq singes + un babouin = un pays en feu".
Un "coup d'Etat"
Ce rassemblement se tient après des violences qui ont éclaté le 27 janvier à Dakar et dans d'autres villes à l'annonce de la validation de la candidature Wade. Un policier avait été tué, plusieurs personnes blessées, des bâtiments incendiés. Lundi, deux personnes ont également été tuées et plusieurs blessées lors d'une marche du M23 à Podor (nord).
Pour le M23 la candidature de Wade est un "coup d'Etat constitutionnel", arguant qu'il a épuisé ses deux mandats légaux (élection en 2000, réélection en 2007), ce que récusent ses partisans, selon lesquels il est en droit de se représenter après des modifications de la Constitution.
Cette formule de "coup d'Etat constitutionnel" a également été utilisée mardi par le célèbre chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel. Il a appelé "à manifester dans la paix" contre ce "coup d'Etat" et réclamé la démission du Conseil.
(ats / 31.01.2012 22h07)
Le 31-01-2012 à 22:11:43 par ats
Sénégal : affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar
DAKAR - Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.
Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.
Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.
Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.
(©AFP / 01 février 2012 17h55)
Le 01-02-2012 à 18:38:46 par AFP
Sénégal : affrontements entre étudiants et forces de l'ordre à Dakar
DAKAR - Des affrontements opposaient mercredi sur le campus de l'université publique à Dakar les forces de l'ordre à des étudiants protestant contre la mort la veille d'un des leurs lors de la dispersion d'un rassemblement de l'opposition par la police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les incidents ont éclaté lorsqu'un groupe d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) a voulu sortir du campus pour aller assister dans un hôpital voisin à la levée du corps du manifestant tué, étudiant en Lettres modernes.
Il est décédé des suites de ses blessures après avoir été renversé par un véhicule lors de la dispersion du rassemblement des opposants à la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février.
Les affrontements, jets de pierres contre gaz lacrymogènes et balles en caoutchouc, se poursuivaient dans l'après-midi.
Quelques dizaines de policiers déployés à deux sorties du campus de l'université tentaient de disperser de petits groupes d'étudiants qui les harcelaient de pierres à partir de bâtiments du campus.
(©AFP / 01 février 2012 17h55)
Le 01-02-2012 à 18:38:51 par AFP