Communiqué de TPMN

 

Communiqué de "Touche pas à ma Nationalité"

 

 

 

Dans la nuit du 02 au 03 février,  la police a sauvagement attaqué les étudiants retranchés dans l'université et fait preuve d'une violence extrême.  Ces étudiants, qui n'ont fait que réclamer leurs droits, ont été arbitrairement exclus de l'université par un conseil de discipline inféodé à un président d'université qui n'agit que sur les ordres du général Ould Abdel Aziz. Pendant que le fils du général tire sur des personnes avec l'intention de tuer et en toute impunité, les étudiants sont victimes de l'injustice et de l'arbitraire d'un système fondé sur le mensonge et la ségrégation, et ne croit qu'à la logique de la force.
 

"Touche pas à ma nationalité" dénonce la décision injuste d'exclure onze( 11) étudiants et exige, dans un bref délai, leur réintégration ainsi que la libération de ceux qui ont été arrêtés.
Au lieu d'encourager l'éducation et l'instruction, le régime d'Ould Abdel Aziz sacrifie la carrière de nos jeunes compatriotes.
"Touche pas à ma nationalité" rend le président de l'université et le régime totalitaire du général responsables  de tout ce qui pourrait se passer et dont les conséquences sont imprévisibles.
- Nous appelons la jeunesse à faire bloc pour mettre fin à l'injustice et à la tyrannie du général qui mène le pays vers le gouffre.

 

 

 

Nouakchott 3 février 2012 

Abdoul Birane WANE,

Coordinateur

 



Ajouté le 01/02/2012 par Abdoul Birane WANE, Coordinateur Nouakchott 03 février 2012 20h45 - 5 réaction(s)

Les réactions

Mauritanie : Le conseil de discipline de l’Université décide de l’exclusion de certains étudiants

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Vendredi, 03 Février 2012 09:36

Le Conseil de discipline de l’Université de Nouakchott a décidé, jeudi soir, de l’exclusion (temporaire pour un an ou définitive) de plus de 10 étudiants et ce suite aux manifestations estudiantines qui ont cours depuis plus d’une semaine.

Dans un communiqué dont une copie est parvenue à Sahara média, le Conseil accuse ces étudiants « d’enfreindre au bon déroulement des cours et d’insultes envers des professeurs ainsi que d’avoir introduit dans l’enceinte de l’Université des objets dangereux (armes blanches)».

Les étudiants suspendus ou exclus sont :

- Wejaha Ould Mohamed

- Bathily Diaby Bakary

- Mghaïly Mint Sidi Mahfoud

- Habib Kane

- Ketem El Khatem Aboubacar Sidigh

- Kébé Souleymane

- Abdallahi Ould Mballa

- Moctar Amadou Dème

La décision du conseil de discipline a aussi concerné quatre étudiants empêchés de poursuivre leurs études durant un an. Il s’agit de :

- Ahmed Ould Mohamed El Haj

- Fatou Sagho

- Lalla Aïcha Mint Mohamedou

© Sahara Médias

Le 04-02-2012 à 00:42:17 par Sahara Médias

Université : Alakhbar publie la liste des détenus

Alakhbar(Nouakchott)- les étudiants arrêtés par la police, après la dispersion de leur sit-in à l'université se retrouvent au commissariat de Teyarett 3 ,et au commissariat de la police routiére,indique une source bien informée à Alakhbar.

Selon la même source, les 9 étudiants détenus sont :
- Wajaha Ould Edhem au commissariat de Teyarett 3
-Mouhamed Boubacar Dam au commissariat de Teyarett 3
-Zekerya Ould Abderahman au commissariat de Teyarett 3
-Outhman Niang au commissariat de Teyarett 3
-Sidi Mohamed au commissariat de Teyarett 3
-Ahmed Ould Mohamed EL Haj au commissariat de la police routière
-Ahmed Ould Walad au commissariat de la police routière
-deux étudiants de l'Union Libre des Etudiants Mauritaniens sont aussi détenus au commissariat de la police routière

© Alakhbar

Le 04-02-2012 à 00:48:08 par ALAKHBAR

Nouakchott : les cours suspendus à l'université après des manifestations


NOUAKCHOTT - Les cours ont été suspendus à l'université publique de Nouakchott et plusieurs étudiants renvoyés en raison de manifestations ayant perturbé les études et le fonctionnement de l'établissement, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes.

A l'issue d'un conseil de discipline jeudi, le rectorat a décidé de suspendre les cours dans les différentes facultés pendant une période de 10 à 25 jours, selon une note de la direction de l'université, ce qu'ont confirmé à l'AFP un étudiant, un professeur et le président de l'université.

D'après ces sources, cette suspension a été décidée en raison de manifestations d'étudiants qui réclament des augmentations de bourses et affirment soutenir leurs camarades protestant contre la fermeture de l'Institut supérieur des études et de recherches islamiques (Iséri) de Nouakchott.

L'Iséri a été transformé depuis octobre 2011 en Université des sciences islamiques et déplacé en province.

D'après l'étudiant joint par l'AFP, le rectorat a décidé que les cours reprendront progressivement à l'université suivant un planning des examens qui commenceront les 11 et 12 février pour certaines facultés, le 25 du même mois pour d'autres.

Le conseil de discipline a décidé de renvoyer définitivement huit étudiants et de suspendre pour un an trois autres. Parmi ces onze étudiants sanctionnés, figurent trois secrétaires généraux de syndicats estudiantins, selon la note de la décision.

Ils sont accusés d'avoir perturbé les cours, entravé le travail du rectorat qu'ils ont occupé pendant deux jours avant d'être délogés jeudi soir par la police.

Les meneurs des mouvement ont détruit des biens de l'université, ils ont piétiné le drapeau national, menacé des professeurs et des doyens à l'arme blanche, investi et cadenassé le bureau du rectorat. (...) Nous avons pris les décisions qui s'imposaient, a affirmé à l'AFP le président de l'université, Abdallahi Kane.

Il a accusé les leaders d'être manipulés par des forces politiques dont le parti islamiste Tewassoul et le mouvement négro-africain Touche pas à ma nationalité (TPN), en pointe dans la contestation d'un recensement de la population jugé raciste par des Noirs de Mauritanie.

Les étudiants ont présenté des revendications qui n'ont rien à voir avec les leurs sur ordre de leurs partis politiques, notamment en soutien aux étudiants de l'Iséri, a-t-il dit.

Dans un communiqué, la Coordination de l'opposition démocratique (COD, coalition de plusieurs partis) a assuré que les étudiants observaient un sit-in au rectorat de l'université pour exprimer des doléances légitimes lorsqu'ils ont été brutalement dispersés par les forces de police.

L'assaut a donné lieu à des blessés et des arrestations, a affirmé la COD, en condamnant une violation flagrante du campus universitaire par la police et la militarisation du campus universitaire.

L'opposition a également réclamé la levée des sanctions contre les étudiants.

Le 25 janvier, une manifestation estudiantine à Nouakchott contre la fermeture de l'Iséri avait été dispersée par la police, donnant lieu à des échauffourées qui avaient fait plusieurs blessés.


(©AFP / 03 février 2012 21h24)

Le 04-02-2012 à 01:04:54 par AFP

Déclaration
 
Nous avons pris connaissance du traitement o combien barbare et brutal tout comme la torture exercés sur les étudiants de l’université, la nuit du Jeudi au vendredi, par la police politique qui assiégeait les locaux du campus universitaire depuis le matin. Ces paisibles étudiants se voyaient, en fait, reprocher l’exercice de leur droit syndical à travers un sit-in au cours d’une manifestation pacifique organisée dans les locaux du rectorat. Résolues à les terroriser et les terrifier, les forces de répression ont alors commencé par couper les ressources vitales d’eau et d’électricité et priver les étudiants de tout ravitaillement en nourriture. Puis tard dans la nuit, elles ont donné l’assaut, après avoir intimidé les représentants de la presse sommés de  vider les lieux pour les empêcher de pouvoir assurer une couverture indépendante et transparente des faits. Ainsi s’en sont-elles prises aux manifestants passés en tabacs et conduits vers des lieux tenus secrets.
Les organisations signataires ci-dessous ne sont pas, cependant, surprises par de telles attitudes émanant d’un pouvoir issu de l’utilisation de la force et qui en use comme mode de gouvernance ; tant étant que c’est un  pouvoir aux abois dont l’ensemble des défis politiques, sociaux et économiques ont prouvé ses limites et donné les preuves de sa faillite sur tous les plans, si l’on excepte, bien sûr, l’extrême efficacité de ses organes de sécurité et de répression en matière de brutalité et de torture menées contre les paisibles citoyens.
La police politique qui a échoué, certes, face aux bandes de malfaiteurs - tirant sur les filles et consommant la drogue – si bien qu’elle s’est supplantée dans les routes, mais aussi dans les aéroports et les ports, il ne lui reste cependant plus aujourd’hui que la seule application des ordres des généraux putschistes lesquels n’excellent que dans les détournements des deniers publiques, l’achat des consciences et le mépris des citoyens libres.
Ainsi nous :
1-      Dénonçons la répression menée contre les unions syndicales estudiantines qui vient au lieu et place du dialogue devant être engagé avec qu’elles en vue de donner les solutions adéquates aux doléances des étudiants ;
2-      Exigeons la libération rapide des détenus et la réintégration des onze (11) étudiants arbitrairement exclus par le conseil de discipline ;
3-      Refusons l’exclusion des activistes syndicalistes et demandons les autorités compétentes de revenir immédiatement sur cette décision jugée attentatoire ;
4-      Appelons l’ensemble des forces vives à resserrer les rangs pour sauver le pays de la crise actuelle et œuvrer en vue de conduire à un changement salutaire et radical du pouvoir en place.
Nouakchott, le 3 Février 2012
Les organisations signatures :
-          L’Observatoire Mauritanien des Droits l’Homme
-          Conscience et Résistance
-          Mouvement du 25 Février
-          Kawtal Yalitare
-          Initiative pour la Résistance du mouvement Abolitionniste (IRA)
-          Initiative Nous sommes tous Moustapha Ould Limam Chafi’i
-          Touche Pas  ma Nationalité
-          Institut Hratine Pour le développement et la promotion
 
Journaliste et écrivain mauritanien

 بيــــــــــــان

أخذنا علما بما تعرض له طلاب الجامعة ليلة البارحة من وحشية و تنكيل و تعذيب على أيدي الشرطة السياسية حيث حاصرت الأخيرة مباني الجامعة وعملت على ترويع وتخويف طلاب عزل كانوا يمارسون حقهم النقابي في الاعتصام السلمي، داخل مقر رئاسة الجامعة، بعد أن قطعت كل مصادر الحياة من ماء وكهرباء ومنعت إيصال الأكل لهم وعندما حل ظلام الليل وأبعدت الصحافة عن التغطية الحرة للأحداث، باشرت الشرطة عمليات اقتحام المبنى حيث المعتصمين وضربتهم واختطفتهم إلى أماكن احتجاز لا زالت مجهولة.
إن التنظيمات الموقعة أسفله؛ لا تستغرب مثل هذا العمل على نظام جاء بالقوة و بها يحكم، و قد أثبتت  الأيام والتحديات السياسية والاجتماعية والاقتصادية عجزه على كافة الأصعدة ما عدى القدرة الفائقة لأجهزته الأمنية والقمعية على التنكيل بالمواطنين العزل وتعذيبهم.
إن الشرطة السياسية، التي فشلت و انهزمت أمام عصابات اللصوص الذين يطلقون النار على الفتيات و يتعاطون المخدرات والتي أعفيت من الشوارع و المطارات والموانئ، لم يبقى لها سوى تطبيق أوامر الجنرالات الانقلابيين الذين لا يحسنون سوى سرقة المال العام و شراء الذمم و احتقار المواطنين الأحرار.
إننـــــــــــا إذ:
 1 ـ نندد بقمع الاتحادات الطلابية بدل التحاور مع ممثليهم الشرعيين، و تقديم الحلول المناسبة طبقا لمضامين عرائضهم المطلبية.
 2 ـ نفرض الإسراع بإطلاق سراح المحتجزين و إعادة إحدى عشر (11) طالبا الذين تم طردهم بشكل متعسف إلى الدراسة.
3ـ نرفض طرد النشطاء النقابيين ونطالب الجهات المختصة بالرجوع الفوري عن الخطوة الجائرة.
 4 ـ ندعو كافة القوى الحية في البلد إلى رص الصفوف من أجل إنقاذ البلد من أزمته الحالية، والعمل على إحداث التغيير الراديكالي للنظام الحاكم.

أنواكشـوط في؛ 03/02/2012

المنظمات الموقعة:
a)    تنظيم ضمير ومقاومة (CR).
b)    حركة 25 فبراير.
c)    حركة "لا تلمس جنسيتي".
d)    Kawtaal yalitare
e)    مبادرة إنبعاث الحركة الإنعتاقية- موريتانيا  (IRA).
f)    مبادرة كلنا المصطفى ولد الإمام الشافعي.
g)    معهد لحراطين للتنمية والتطوير في أمريكا الشمالية.
h)    المرصد الموريتاني لحقوق الإنسان.
__._,_.___

Le 04-02-2012 à 11:03:35 par OCVIDH Nouvelles

Il faut libérer notre camarade, nous n'accepterons pas un retour au régime d'exception et nous y résisterons farouchement. Abdoul Birane sera libre. Mobilisions-nous et alertons la communauté internationale et tous les êtres soucieux de dignité.
Dramane Maréga

Le 05-02-2012 à 02:30:17 par Dramane Maréga

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