L’embastillement du leader de TPMN : Les dessous d’une arrestation

 

 

L’embastillement du leader de TPMN : Les dessous d’une arrestation  

 

 

 

 

Le coordinateur du mouvement « Touche pas ma nationalité » wane Abdoul Birame arrêté depuis le samedi 04 février dernier a été transféré vers une destination encore inconnue.Les militants et sympathisants de TPMN, les partis politiques de l’opposition et les organisations de défense des droits de l’homme continuent de réclamer sa libération tout en avertissant contre une garde à vue prolongée ou d’actes de tortures à l’égard du dirigeant de TMPN.Pour le moment rien n’a été encore fourni comme explications officielles sur les motifs de l’arrestation de Wane.
Et l’opinion a encore du mal à établir des relations entre cette arrestation et les événements qui ont émaillé l’université de Nouakchott. Certains observateurs pensent que le pouvoir cherche à décapiter la tête du mouvement pour l’empêcher de s’infiltrer dans les milieux estudiantins. Cette probabilité est d’autant plausible que cette arrestation est intervenue après d’autres agitations plus chaudes passées à Nouakchott et à l’intérieur du pays causant même la mort du jeune Mangane à Maghama. Wane qui n’a jamais été jusque-là interpellé par la police pouvait s’attendre à une épreuve comme celle qu’il a vécue mais en d’autres circonstances plus troubles que celle-ci. Ses camarades se disent étonnés des présumées accusations portées contre lui et qui, selon eux dénotent d’une volonté des autorités d’user de l’arme de l’intoxication pour discréditer le leader de TPMN. Ce contre quoi les activistes de ce mouvement tenteront disent-ils « d’opposer une résistance contre la tyrannie ». L’interrogatoire de la police viserait à recueillir le maximum d’informations sur le mouvement, ses origines, ses stratégies et ses ramifications soutiennent des militants de cette cause. Entre des présumées intentions d’organiser des actions de sac à l’université et l’arrestation d’un homme au chevet de son frère, l’action se situe aux antipodes mais le coup de filet était lancé. Il y a une année avant lui, le leader de l’IRA, qualifié lui aussi par le pouvoir de « danger public » avait été arrêté et condamné suite à des accrochages avec les forces de police dans une affaire d’esclavage contre une jeune fille haratin. Birama Ould Dah avait écopé d’une peine de 6 mois de prison avant d’obtenir une remise en liberté. Il s’est élevé contre l’arrestation de l’autre Birame de TPMN qui attend la suite de son odyssée politique.

 

 

© Le Rénovateur Quotidien 

 



Ajouté le 07/02/2012 par © Le Rénovateur Quotidien - 0 réaction(s)

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