Arrestation de Wane Abdoul Birane : Test d’intimidation ou Guerre contre TPMN ?

 

 

Arrestation de Wane Abdoul Birane : Test d’intimidation ou Guerre contre TPMN ?  

 

 

 

 

 

Le coordinateur du mouvement TPMN est placé en état d’arrestation depuis le samedi 4 février au CPJ de Nouakchott.Les mobiles de cette interpellation ne sont pas encore élucidées mais déjà des présumés accusations font penser que cela soit lié aux événements qui secouent l’université depuis quelques jours.Pour exprimer leurs solidarités à leur leader, les militants et sympathisants de ce mouvement ont tenu dimanche dernier un sit-in devant le commissaire de la police judiciaire pour dénoncer une arrestation qu’ils ont jugée arbitraire et réclamé ainsi sa libération immédiate.
La coordination de l’opposition démocratique a dénoncé cette interpellation et mis en cause l’attitude du pouvoir face à toute velléité de contestation de sa politique.

 

 

Une arrestation sans motifs ?

 


De sources proches de la famille, Wane Abdoul Birane, le Coordinateur du Mouvement TPMN s’est rendu, le samedi 4 février, à l’hôpital national pour s’enquérir des nouvelles de son petit frère hospitalisé, Wane Seydou Nourou. C’est au chevet de ce dernier, qu’il fut cueilli et conduit manu militari dans les locaux de la police judiciaire par les éléments de la police. Les siens disent ne rien connaître sur les raisons de son arrestation tout comme d’ailleurs ses compagnons de lutte du Mouvement. Le porte-parole de TPMN Dia Alassane, témoignage : «Nous ne savons pas pour quelle raison Wane Abdoul Birane, le Coordinateur de notre mouvement TPMN a été arrêté. Et il m’a appelé sur mon téléphone portable au moment de son arrestation pour m’en informer sans pouvoir me donner la moindre raison de son interpellation. Sur le champ, j’ai tenté de lui joindre, mais en vain, parce que son téléphone portable était complètement éteint. C’est ainsi que les militants et les sympathisants de notre mouvement se sont rendus à la police judiciaire pour en savoir davantage. En effet, nous avons rencontré le commissaire de la PJ. Ce dernier nous a fait comprendre qu’il n’a fait qu’exécuter les instructions reçues de ses supérieurs. Ainsi, certains de nos militants ont passé la nuit devant la police judiciaire pour témoigner de leur solidarité vis-à vis de notre Wane Abdoul Birane».

 

 

Un sit-in devant les locaux de la PJ

 


Dimanche matin aux environs de 10 heures, Yacoub Bâ, qui a passé une nuit blanche comme d’autres de ses camarades devant les locaux de la PJ, n’arrêtait de bailler d’insomnie. «Nous avons passé toute la nuit devant ce commissariat de la PJ pour ne pas laisser les agents de la police l’emmener dans un lieu inconnu», a-t-il déclaré montrant du doigt ainsi la nouvelle demeure de Wane Abdoul Birane du mouvement TPMN. Et bon nombre des militants et sympathisants de TMPN ont pris d’assaut l’esplanade de la PJ pour réclamer à corps et à cri la libération de leur coordination en arborant des pancartes sur lesquelles se lisait : «Libérez Abdoul Birane Wane, les vrais coupables se pavanent dans les rues!». Les militants scandaient en chœur : « La Police est partout, mais la justice n’est nulle part. La police raciste ! Ould Abdel Aziz raciste ! Son gouvernement raciste !»

 

 

La jeunesse du 25 février solidaire…

 

 

Des éléments de la coordination de la jeunesse du 25 février sont également sortis pour venir demander la libération de Wane Abdoul Birane. «Nous ne pouvons qu’être solidaires de notre compatriote et ami Wane Abdoul Birane. Nous sommes venus devant la PJ pour avoir non seulement de ses nouvelles, mais pour exprimer notre solidarité au combat qu’il ne cesse de mener pour une Mauritanie juste et égalitaire» a déclaré Rajel Ould Baba de la Coordination de la Jeunesse du 25 février. Même son de cloche chez Sidi Mohamed Oud Sid’Ahmed : «C’est avec des arrestations que les autorités publiques ont tenté de fragiliser la coordination de la jeunesse du 25 février. Chose que nos frères du mouvement TPMN ne doivent pas accepter, car il faut rester solidaire dans les moments durs». En attendant de connaitre le sort qui sera réservé au chef de file de TPMN, des voix s’élèvent dans les milieux politiques et dans les Ong de défense des droits de l’homme pour condamner cette arrestation. L’ONA a décidé de se constituer en collectif de défense de Wane Abdoul

 

 



Ajouté le 07/02/2012 par © Le Rénovateur Quotidien - 0 réaction(s)

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